Penser le hasard c’est accepter de s’en étonner… Les couleurs me touchèrent dès l’instant peut-être où mon regard s’est fixé sur le monde. Instant de quelques semaines, je présume. Bien que je puisse – d’aussi loin que remonte ma mémoire – engloutir semelles aux vents des milliers de kilomètres pour admirer le travail des peintres, curieusement, il ne me vint pas à l’idée de m’intéresser au sujet avec sérieux, outils à la main. Et l’idée germa. Je peins depuis 2008. Tous les jours, tout le temps. Quitte à faire les choses, autant ne pas les faire à moitié ! Une amie, peintre épatante intuitive encore timide en éclosion, Evelyne, que je devrai décider un jour ou un soir à accepter de montrer son travail, me disait hier ceci: "la peinture m’a fait maigrir, au propre comme au figuré". Il semble que ce soit une citation. Pour parler de moi, puisque c’est le jeu sur cette page: PeinDer m’a sauveR. Au propre.
Philippe Crikeler, peintre symboliste, coloriste, mon professeur à l’Ecole des Arts d’Ixelles, à Bruxelles, m’accompagne, m’encourage et me guide avec générosité et talent. L’important à ses yeux reste de développer un art sincère, techniquement rigoureux et rigoureusement imaginatif. Florimond Dufoor, peintre de geste et d’action, coloriste, gourmet amateur de défi, professeur de dessin dans la même excellente Académie, n’y est pas pour rien non plus.
Vous constaterez en suivant la chronologie des pages de ce site (navigation en bas de page ‘accueil‘) que j’ai intégré l’atelier de peinture monumentale avec fougue, passion, presque rage, sans aucun doute pour emplir un vide, un manque de quatre lustres sinon plus et me prouver "quelque chose". Toute l’astuce fut de découvrir quoi. Peu à peu, mon travail, mes gestes, mon regard se calment et s’apaisent. Je découvre toute la subtilité et la complexité (dont je ne soupçonnais pas l’ampleur) de la lumière, des pigments, des liants, des matières, de la composition, des outils, des gestes. C’est avec amusement et humilité que je partage avec vous mes modestes recherches. Voyez, je vous prie, ces images avec bienveillance, au même titre que le bonheur et la joie que leur création me procure. Je poserai ici les reproductions parfois ingrates d’œuvres qui dans ce parcours sont pour moi des jalons. Laissez un commentaire inspiré si l’envie vous en vient. Vos idées, propositions, intuitions, conseils mais seulement s’ils sont avisés, sont aussi les bienvenus. Il n’est pas rare que les toiles sommeillent, se revitalisent, qu’il soit nécessaire de varier l’angle de vue dans l’espace et le temps. Dès lors les toiles présentées pourraient évoluer. L’art engrène dans l’infini. Complet et pourtant sans limite. Intemporel. Détaché. Empli de joie ! Bonne vision. ———Pierre Duys.
"Platon se détourne enfin", janvier 2012, premier prix de la Fondation Marinette De Cloedt (juin 2012)
(plus clair en lumière naturelle, couleurs altérées par la photographie, hélas)
Première mention au Prix Louis Schmidt à Bruxelles, décembre 2012
Fresque pour la commune d’Ixelles installée place Flagey (parking Malibran), avril 2013


